Je suis une casseuse de party !

Nancy Therrien P'tite vite Leave a Comment

Tout le monde connaît l’expression québécoise « cassseux de party », dont l’équivalent en français de l’Hexagone est « rabat-joie » et en anglais « party pooper ». Bon, ces précisions n’apportent rien à ma capsule, mais je voulais simplement vous démontrer que j’ai de la culture. Cela dit, dans ma p’tite vite de ce mois-ci, je vous fais un aveu : je suis une casseuse de party.

Il faut savoir que je suis une fille de traditions, notamment de celles qui relèvent de la famille et des amis. En contrepartie, certaines traditions me rebutent. Que vous soyez déjà allé ou non dans un mariage au courant de votre vie, vous connaissez très certainement les fameux jeux traditionnels. Ceux qui me connaissent intimement savent que je me suis mariée en novembre dernier. Mon amoureux et moi avions une consigne claire et précise pour l’animateur de notre soirée : interdiction de faire des jeux cucul. Si nous avons été entendus ? Pas tant, je vous raconte ça un peu plus tard.

Faire une photo les bras entrelacés avec une coupe de bulles à la main est le plus loin où nous sommes allés mon amoureux et moi en matière de traditions quétaines (preuve à l’appui en en-tête. Crédit photo: Patrick Massie photo). Et, ça s’adonne que c’est vraiment une belle photo de nous en mariés. D’ailleurs, je présume que c’est parce qu’on savait pertinemment que c’était quétaine de s’adonner à cette tradition-là que la photo est aussi réussie. Je cède pour cette fois-ci: le ridicule ne tue pas et parfois, c’est beau.

Donc, à notre mariage on a passé notre tour pour les jeux traditionnels et autres coquetteries de petit couple en train de vivre le plus beau jour de sa vie. Voici mes explications :

  • La photo statique du coupage de gâteau

    Pourquoi ça prend deux paires de bras pour couper le gâteau ? Au prix qu’on l’a payé, il devrait être frais et moelleux il me semble.

  • Le jeu de la jarretière

    Le marié a vraiment besoin de ses dents pour enlever la jarretière ? Pourquoi ? Yé manchot ? D’ailleurs, on dit que cette coutume daterait de la préhistoire, pour vous dire…

Quand l’animateur de notre soirée a essayé de nous convaincre que ses jeux étaient « cool », nos mines rébarbatives ne l’ont pas découragé. Et, quand il s’est lancé, RIEN NE POUVAIT L’ARRÊTER ! Alors, on s’est retrouvés avec des hommes en bedaines ou avec un seul soulier, pis des gens hyper compétitifs qui couraient partout dans la salle de réception pour faire les poches de nos invités dans le très pertinent but d’être les premiers à trouver un 10 cents de mille-neuf-cent-quatre-vingt-deux. Y’avait du monde à moitié nu, sommairement chaussé et au bord de l’hystérie à mon mariage. Hé ben, j’en demandais tellement pas tant. Je suis loin d’être raffinée et j’aime ça avoir du fun, mais pour moi, cela ne relève ni du raffinement ou du plaisir. Cela relève juste du gros NON !

Pour être honnête, lors de mon mariage, j’ai cédé au lancé du bouquet, mais c’est un peu comme boire des bulles les bras entrelacés, il peut y avoir une explication pas-si-logique. Dans le premier cas, la célibataire qui l’attrape devrait se marier dans l’année qui suit et, j’en conviens, c’est un peu attendrissant. Dans le deuxième cas, on s’entrelace les bras et chacun boit dans son verre : tout le monde reste habillé, personne part à courir en fou et on ne s’échange pas de microbes. C’est juste chill et ça vient avec des bulles, alors ce n’est pas moi qui vais me plaindre. 

Bon, je vois déjà les adeptes de gros-fun-noir-avec-pas-grand-chose me garrocher des roches. De grâce, ne venez pas dire me qu’on n’est pas obligés de tout expliquer et qu’on peut bien lâcher son fou de temps en temps. Je suis entièrement d’accord avec ça. J’ai juste une aversion pour les jeux niaiseux qui sont en quelque sorte un peu réducteurs.

Je l’admets, des fois j’suis un peu stuck-up. Bref, si à l’occasion d’un party vous m’invitez à zigner sur une balloune avec un partenaire pour essayer de la péter,  ça se peut que j’casse votre party (et que je pète votre balloune même si j’en n’ai aucunement envie.).

En fin de compte, ma p’tite vite était longue… Tant qu’à être casseuse de party, aussi bien l’être de long en large.

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